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NEWS




grigri blue

  grigri blue, blues, autres rives produxions, blues franco-ligérien

/// Extraits de Radios ////////////////////////////////////////////////

> Radio Canut (Lyon - 05/11/2008)
> Radio Alternantes
(extraits du 14/12/2005 en Open de Fa)

> Revue de presse 2004 (Format PDF)



             
      PRESSE " LOUP POUR L'AUTRE "    
     

Grigri Blue, ça cingle comme un coup de rame contre l’eau vive de la Loire. Sa barque est amarrée depuis 31 ans aux quais nantais, prête à appareiller nuit et jour vers les horizons du blues, les bordées de bottleneck, les bons mots qui taraudent sa voix déchirée. Le bonhomme puise sans cesse aux sources légendaires du Mississippi, pour inventer un modèle musical tout neuf, ouvertement « franco-ligérien », enrichi d’expériences théâtrales, poétiques et sociales étonnantes. Laissons-lui la parole : il s’acharne à bâtir, contre les vents, des ponts entre les hommes, sa ville, l’Amérique et ses rêves.

Nantais... Je m’appelle Olivier Le Ray. Je suis né à Nantes à la fin des années 70, attaché pour toujours à l’Ile Beaulieu, un ancien site industriel transformé en simili-port de plaisance, où le chic policé a expulsé l’ouvrier. Mon blason est Grigri Blue. Pas tellement explicite, mais il sonne bien. J’ai poussé entre deux artistes amateurs passionnés : ma mère peignait, mon père chantait et sortait la guitare après les repas du dimanche, quoiqu’il arrive et quel que soit son état. Une sacrée base pour le minot admiratif que j’étais…
Noir, rouge, blanc... Vers 15-16 ans, ni bagarreur ni sportif, j’ai cherché à m’exprimer par les mots. Un saut à Seattle en plein boom grunge, la découverte de Dylan et mes débuts à la gratouille m’ont conduit directement aux plaintes de JL Hooker, Son House, à tous les Grands qui me taraudent encore l’esprit. Une fois le nez dans les Etats-Unis, j’ai creusé le sillon des Amérindiens, des Sioux en particulier. En commençant à apprendre la langue Lakota, en défendant la cause de Leonard Peltier, j’ai pris conscience des points communs qui rapprochent les ramasseurs de coton et les Peaux-Rouges, tant sur le plan musical, historique que sociologique. Je pense que mon identité artistique intègre ces passions de jeunesse, scellées par deux découvertes majeures : Coco Robicheaux et John Trudell. Sans prétendre quoi que ce soit, je me suis dit alors que mon chemin s’orienterait par là, vers la fusion des genres…  Mon delta-blues franco-ligérien est donc sorti de ce brassage, pimenté par le rock, voire le flamenco.

Spécialité guitare... Je joue d’abord de la guitare pour accompagner mon chant. Mes fétiches sont un Dobro usiné en Corée du Sud, et une Martin acoustique. Je manie aussi l’électricité en quelques occasions. Sur scène, je me lance avec l’harmonica, le kazoo. J’aime me relier la patte à un caisson pour imposer l’impact primitif à certains morceaux, pour faire groover. Rien ne m’interdit non plus de sortir un jerrican amplifié. Sur le plan technique, après quelques cours de base, j’ai bricolé tout seul la théorie et la pratique, avec dans la tête le conseil fondamental d’un ami musicien : « interdit de pupitre ». Risqué mais sauveur… Quant à mes modèles sur l’instrument, je n’invente rien en me tournant vers Johnson, Patton, Hopkins, ces types qui arrivaient à exprimer autant de sentiments en épurant leur jeu et en chantant comme personne. Et puis il y a Slash, l’ancien guns&roses, rock jusqu’au fond du corps, qui m’éclate avec ses solos meurtriers et son inventivité dans le riff, hallucinant !

     
      Max Mercier "L'âme indocile de l'Estuaire Blues" - BLUES AGAIN 17 - 2008    
     

Comme dans la personnalité de celui qui le porte, il y a dans le nom de Grigri Blue une part de mystère ; celui qui charrie notamment le Blues, dont notre Hobo des bords de Loire a fait son miel. Voilà huit ans que ce chanteur à la voix cramée de « fuel injector » - comme disait Ry Cooder à propos de celle de son compatriote américain John Hiatt – écume les cabarets, les salles spécialisées (l’Olympic et le Pannonica, à Nantes notamment), des festivals (comme celui de Vannes ou Les Rendez-vous de l’Erdre). En 2002, il avait sorti en autoproduction un cinq titres,  Ligérie, dont le titre à lui seul dit l’attachement que porte Grigri Blue, à sa terre natale, irriguée par son Mississipi à lui. Son deuxième opus, Loup pour l’Autre, n’est pas vraiment une nouveauté puisqu’il a vu le jour fin 2006. Mais ce serait dommage de ne pas le commenter avant que ne déboule un troisième album, encore plus abouti. Déjà, il y a de quoi espérer très fort sur ce second CD, presque trop généreux : 15 titres et 73’36 d’écoute. Il y avait probablement mieux à faire que la photo de pochette sur laquelle Grigri Blue est littéralement bouffé par des tags anguleux. Mais bon, c’est secondaire par rapport à un contenu à haute tension, qui raconte les humaines faiblesses, les injustices dont sont victimes les opprimés, l’arrogance des nantis, la solitude. « On voudrait rattraper / ceux qui marchent devant  / plutôt que de courir / après soi en dedans », chante le héraut sur La Vie en Grand, un des trois morceaux enrichis par la guitare virtuose de Rudy Roberts ; une chanson assez classique plutôt qu’un Blues pur et dur, ce qui préserve l’opus du monochrome et du monolithique. Même si c’est quand même le Blues, acoustique (superbe Riverside Blues) ou électrique, qui en forme la solide trame. Pas besoin de se forcer beaucoup pour céder à cette vois rauque, à ce phrasé et à ces mots qui, pêle-mêle, revoient à Tom Waits, Mano Solo, Bill Deraime, Léo Ferré, Richard Desjardins. Chapeau aussi pour la façon dont Grigri Blue rend hommage aux Indiens et à leur histoire dramatiquement chahutée. Encore un petit effort pour élaguer dans les textes et resserrer quelques boulons…

     
      Jean Théphaine "Signe des temps" - PLACE PUBLIQUE- Nov / Déc 2007    
     

Il y a parfois des disques qui, comme ce « Loup pour l’autre », arrivent au milieu des autres, dans une pochette presque quelconque si l’on n’y prête pas attention, et brusquement c’est la baffe, la grande claque. Respectueux des traditions, on tend l’autre joue, histoire de bien se rendre compte que l’on n’a pas bondi parce que les autres CD du moment sont vraiment trop moyens. Que non, que non, car ce Loup est indéniablement un Loup pour les autres, un loup de race, au pedigree presque maigrelet pour cause de discrétion du bonhomme, mais que ce Loup là est bon, très bon. Le monde prospère, premier titre en acoustique et bourré de Delta feeling, vous fait vibrer d’entrée ; la voix est chaude, comme passée à la râpe, expressive à l’extrême. Dès le second titre, La vie en grand, et son intro à la guitare électrique, vous comprenez que ce Loup là est féroce, et que ses crocs sont ses mots et ses grattes. Que ce soit en anglais ou en français, Grigri Blue assure, signant 15 titres bourrés la gueule de mots tendres, de cris d’amour ou de colère, comme dans ce Loup pour l’autre qui débute par des paroles signées G.W. Bush. Façon Dylan ou Joan Baez, Grigri se fait porte-voix des opprimés, des laissés pour compte, des trahis ou des décimés, comme dans ce superbe Leavenworth Blues dédié aux indiens d’amérique. Riverside Blues vous retournera les tripes et Iwanyaka vous fera dresser les poils, en moins de 2 minutes 45 ; incontestablement un grand, un très grand album de Blues, signé par un grand, un très grand Loup solitaire, que je verrais bien en chef de meute d’un certains Blues français. Respect, Monsieur.

     
      Frankie Bluesy Pfeiffer - BLUES MAGAZINE - Juin 2006    
     

Imaginez une jungle urbaine faite de montagnes en béton, d’arbres aux branches de métal, de plaines de bitume ornées d’usines en jachères dont les murs sont couverts de mousses et de végétations graphiques et graphées. Cette nouvelle nature industrielle est le territoire de Grigri Blue. Ce bluesman, à travers de ce deuxième album, réussit subtillement à nous convaincre d’accepter la part animale qui est en nous, source de conflits mondiaux, de guerres, d’injustices et d’inégalités. L’homme, un singe qui chasse comme un loup, un loup pour l’autre. La pochette résume très bien ce message et la voix(e) profonde et intemporelle de Grigri invite l’auditeur à un voyage musical métissé, empruntant divers chemins et rivières menant vers nos racines, et tourné aussi vers l’avenir. Un blues roots et moderne influencé par la ville et  cette jungle qui nous entoure. à écouter impérativement !!

     
      Romain Fustenberg - TOHU BOHU - Mars 2006    
     

Artiste Franco-Ligérien, Grigri Blue est un de ces personnages à la voix tellement éraillée qu’elle semble naturellement faite pour chanter le blues … En solo, en duo, en trio ou en quartet, Olivier Le Ray porte donc son art sur les scènes depuis 1999 et suit les rives de son Mississippi à lui pour partager avec son public le blues du delta de la Loire. Une démo en 2000 et un premier album en 2003 auront vite fait de le faire remarquer par le public et les organisateurs de festivals et c’est tout naturellement que Grigri Blue passera par Jazz à Vannes ou par les Rendez-vous de l’Erdre avant de revenir dans les bacs avec un nouvel opus très coloré où il invite ses influences les plus diverses à le rejoindre au détour d’un titre folk ou d’un autre plus roots … Grosses sensations en perspective !
Essentiellement enregistré en configuration guitare plus chant, « Loup pour l’autre » laisse beaucoup d’espace au versant sensuel d’un artiste qui ne mâche pas ses mots et qui revendique ses engagements comme d’autres arborent une cocarde. Guitariste vertueux et travailleur, Olivier Le Ray n’hésite pourtant pas à faire appel à ses pairs, les Philippe Ménard, Rudy Roberts ou Jean-Mi Leduc et convie à l’occasion un harmonica, un bodran, un dobro, un washboard ou un washtub à venir donner un petit cachet vintage à ses morceaux les plus aboutis. Rappelant autant Dylan ou Johnson que Ferré ou Brassens, Grigri Blues décloisonne le blues et le sort des sentiers battus pour lui faire prendre des chemins de traverse souvent inspirés, parfois inattendus. On salue la précision des musiques et le grain râpeux de la voix qui savent parfaitement mettre en avant l’audace d’un « G8 Blues » ou d’un « Loup pour l’autre », l’ingéniosité d’un « La vie en grand » ou d’un « Long Lonesome Road Blues », la finesse d’un « Ywanyaka » ou d’un « Leo’s Ballad » et les excès de superposition en tout genre d’un « Quel blues m’a piqué ? ». Parvenu à trouver un juste milieu entre ses passions et ses aspirations, Grigri Blue nous livre un album qui lui ressemble, à la fois fort, généreux et sincère. A consommer sans modération !

     
      Fred Delforge - ZICAZIC.COM - Mars 2006    
      Après un premier CD de 5 titres, Ligérie, déjà fort convainquant, Grigri Blue sort l'album "longue durée" (c'est le cas de le dire : presque une heure un quart ! Généreux, le bonhomme !). Situées au carrefour d'influences diverses, du rock mélodique à la chanson française dite "à texte" au blues le plus pur, les racines de Grigri Blue s'enfoncent profondément dans le terreau fertile de l'inspiration vraie, celui qui fait les artistes au sens noble du terme, qui créent dans l'urgence, pour lesquels l'expression artistique est vitale.
Sa voix grave et éraillée ne fait qu'ajouter à ce sentiment de nécessité absolue qui surgit de ses CD à peine se mettent-ils à tourner. Comme une gifle au beau milieu de la routine du quotidien. C'est ça Grigri Blue : un réveil en sursaut, un éveil à la réalité, aux réalités pas toujours très gaies d'un monde qui laisse ce moderne trouvère tantôt révolté, tantôt désabusé, jamais soumis. Parfois la porte s'entrouvre sur le rêve, le surnaturel, le fantastique, et c'est le diable lui-même qui en profite pour venir vous balancer son blues en pleine poire, entre une mouche, Big Brother, le peuple sioux et l'émerveillement de l'auditeur qui croyait le temps des poètes révolu.
Non content d'être un chanteur possédé, Grigri Blue joue de sa guitare acoustique avec une dextérité certaine, parfois seul, parfois entouré d'autres instrumentistes, comme par exemple Philippe Ménard sur un titre. Alors bien sûr, bien que le vrai blues ne soit pas oublié, on est souvent loin des fameuses 12 mesures. Mais les mélomanes ne s'arrêteront pas à ces détails. La musique est belle, les textes profonds, sincères, la voix superbe, et à moins d'être doté d'un cœur de pierre, on ne saurait rester indifférent à Loup pour l'autre.
     
      René Malines - VIRUS DE BLUES N°6 - Février 2006    
             
      PRESSE " LIGERIE "    
     

Cigarillo au coin des lèvres, Grigri Blue est assis, seul, dans une pièce du centre socioculturel où il travaille. Il s'est retiré dans cet endroit calme pour une discussion intime sur son travail d'artiste. Barbe généreuse et élégante, longs cheveux de jais soigneusement attachés, Grigri Blue parle avec la même voix que lorsqu'il chante. Grave et sincère. Il dégage une vibration de liberté et de créativité, une maturité toute humble acquise par une culture ouvrière du travail. Et dorénavant, il entend les bourdonnements élogieux de la critique. Pour un nouveau venu qui n'a sorti qu'un premier album ("Ligérie"), Grigri Blue est un nom qui se répand comme une bonne nouvelle. Sa musique pourrait être qualifiée de Blues du delta de la Loire, mais Grigri Blue a l'imaginaire voyageur. Des musiciens prestigieux comme le jazzman Jean "Popof" Chevalier, ou le guitariste Rudy Roberts, sont venus jouer sur ce premier album original qui annonce déjà le musicien hors norme. " C'est une chance énorme ", déclare-t-il. " Par le biais de tremplins musicaux, Jean-Michel Leduc m'a repéré et m'a permis d'enregistrer dans son studio. Là, j'ai pu laisser libre cours aux rencontres musicales ."
Jusqu'ici, l'histoire de Grigri Blue a été une odyssée réalisée en groupe (Magikall Roots, Blue's Band). En 2002, commence l'aventure solo. Processus qui lui permis d'exprimer "son" Blues, de préférence en français. " En ce moment je dis à mes amis que c'est pas moi qui a choisi le Blues mais que c'est lui qui m'a choisi ", confie-t-il. Des figures essentielles du Blues sont év*oqués : Robert Johnson, Charley Patton, Dr Patton, Ali Farka Touré, John Trudell. Ce dernier est souvent présent sur la platine disque de Grigri Blue. Pourquoi ? John Trudell est un Bluesman indien engagé à la cause identitaire de son peuple aux Etats-Unis. Avec sa sensibilité propre, Grigri Blue s'essaye également au chant en Lakota (dialecte des indiens du Dakota). A force de provoquer la magie, la réalité prend forme. Un projet d'échange avec les indiens du Dakota est en cours. Grigri Blue est un homme qui cultive sa liberté pour la rétribuer à ceux qui n'en ont pas autant. Comme un Haïku, il confie : " La chance n'est pas à l'extérieur de notre vie, mais à l'intérieur. Il faut la provoquer tous les jours ." Sa musique porte des accents Flamencos, utilise astucieusement le violon et les percussions. "Ligérie" donne a entendre des influences universelles et populaires en évitant les écueils du cliché "musique world". Rousseau dans son autobiographie (Les Confessions), disait " Quand je parle de moi, je parle de vous ." dit-il avant d'ajouter : " les valeurs humanistes et universalistes que véhicule sa pensée sont un dénominateur commun entre la relation qui s'établit entre mes textes et le public. Chacun peut s'y reconnaître ." D'où l'importance à composer des textes en français.
Plutôt que de pasticher les standards traditionnels américains, pour Grigri Blue, utiliser la langue de Molière est un gage d'authenticité du message. Le Blues en français permet de s'affranchir de clichés et de toucher plus simplement le public. Il souligne : " C'est un parti pris. Cela permet que mes textes soient compris et partagés au moment où je les chante. Les gens peuvent être emmenés dans l'histoire ." La musique, oeuvre d'un vagabond des genres, s'étire du Folk-Blues (Les gens disent) aux mélopées narratives métissées (Les bouts d'ailes, Like birds do), du Blues traditionnel (Fugitif Blues) aux incantations chamanistes (Bête noire Blues). C'est le reflet de la vaste gamme de style de musique qui ont influencé Grigri Blue quand il a grandi sur les bords de la Loire. Synthèse miraculeuse qui a la fraîcheur d'une eau vive et la saveur corsée d'un alcool longuement décanté. Il n'est pas élitiste quand il fixe les critères d'une bonne musique. Au contraire, il se fie plutôt à l'intuition. Grigri Blue défend les couleurs d'un art populaire érudit et joueur, qui serait instruit avant tout par la grande liberté de goût et de mouvement de ses créateurs. Ce sens de la perspective et cette hauteur de vue justifie la réussite artistique de "Ligérie". La discussion arrive déjà à son terme. Il se lève, il est presque temps pour lui de préparer un atelier musical avec des musiciens amateurs du quartier. A force de partage, Grigri Blue essaime en toute humilité l'esprit du Blues , à qui veut bien l'entendre.

     
      L'Echo de L'Ouest - Janvier 2004    
     

Un digne artiste, toujours il porte un peu le monde sur son dos ; toujours il a son univers, mais qui est sans frontières ; toujours, quand il se pose, il t'ouvre des territoires où toi aussi tu crées. J'ai croisé Grigri Blue. Il m'a chanté la Ligérie, nation de ses ancêtres, et je me suis laissé aller à en remonter le fleuve imprévisible, entre marécages et bayous, embellies et orages, jusqu'à sa source métissée.
Chateaubriand comme Rimbaud auraient goûté ce voyage. Le guide parle français, mais sait d'autres dialectes. Sa langue ne fourche pas, et ses mots résonnent d'évidences, de nues vérités qu'ailleurs on voile où qu'on étouffe par trop de civilités (Les gens disent).
Sa voix ou sa guitare, tantôt feulement tantôt stridence et parfois borborygmes, paradoxalement t'apaise... ' like a bird do ' sous les ciels inquiets, ou comme font ces chants lakotas, de détresse ou d'espoir, avant le mélange des sangs. Sang-mêlé, Grigri Blue. Sang bleu de sa dignité d'artiste, sang rouge d'humanité, venin de quelque ' Bête noire ' et verte tempérance des rives de Ligérie. Je l'ai croisé là-bas. ' Fugitif ' ainsi que le bonheur, il a repris sa pirogue, remballé ses fleurs séchées, ses mèches vaudous, ses ' bouts d'ailes ', mais m'a fait don d'un talisman : son disque.

     
      Trois Rivières Blues - Mai 2003    
     

Le chanteur guitariste est de retour avec sa profonde voix de rocaille et d'eau vive. Des textes emprunts de poésie, chantés en anglais, français ou espagnol, un style mêlé de blues et de jazz intégrant aussi bien la guitare flamenca que l'oud algérien ou les rythmes d'Afrique, une appartenance revendiquée à l'univers de l'estuaire, avec sa faune et ses marais, tout concourt à faire de Grigri Blue l'une des personnalités musicales les plus singulières et saisissantes de la région. (...)

     
      Ouest France - Février 2003    
     

Les connaisseurs qualifient sa musique de "blues-roots-métissé". Un style rare dans nos contrées, mais révèle une forte identité. Olivier ne donne pas dans le blues américain. Il faut chercher les influences aux origines du délta-blues, chez des artistes comme Robert Johnson ou Charly Patton. Le côté "roots" renvoie aux racines, spirituelles et géographiques. (...)

     
      Ouest France - Février 2003